Le Chat du Bengale

Le Chat du Bengale (Les obligations légales pour acquérir ou céder un Chat du Bengale)…

Préambule  – Liste des termes techniques utilisés et définitions diverses :

A – TAXON :

Le terme « taxon » est une branche de la biologie qui se concentre sur la classification des êtres vivants. Un taxon est un groupe d’organismes biologiques qui sont classés ensemble en fonction de certaines caractéristiques partagées. Les taxons sont organisés selon une hiérarchie, allant des groupes les plus larges aux plus spécifiques.

Voici un aperçu de la hiérarchie des taxons, du plus général au plus spécifique :

  • 1. Domaine
  • 2. Règne
  • 3. Embranchement (ou Division pour les plantes)
  • 4. Classe
  • 5. Ordre
  • 6. Famille
  • 7. Genre
  • 8. Espèce

Exemple concret :

  • Nom scientifique (espèce) : Prionailurus bengalensis
  • Nom vernaculaire (Nom commun français) : Chat de Chine – Également nommé Chat-Léopard du Bengale
  • Est le nom d’une espèce appartenant au :
  • Règne : Animalia
  • Embranchement : Chordata
  • (Chordés – Clade des Bilatériens (corps à symétrie bilatérale) – Spécimens pourvus d’une Colonne vertébrale)
  • Classe : Mammalia (Mammifères)
  • Ordre : Carnivora (Carnivores)
  • Famille : Felidae (Félidés)
  • Sous-Famille : Felinae (petits félins sauvages)
  • Genre : Prionailurus (regroupe 38 sous-espèces)
  • Espèce : Prionailurus bengalensis (Individu animal qui partage des caractéristiques similaires, à la fois dans leur forme adulte et embryonnaire, ainsi que sur le plan génétique…).

La taxonomie est un système essentiel pour organiser et identifier la diversité du monde vivant, permettant aux scientifiques et Zoologistes de communiquer efficacement sur les différentes espèces et leurs relations évolutives.

Spécificité sur l’orthographe de l’espèce sauvage et des espèces hybrides :

  • Espèce Sauvage : Chat-Léopard du BENGALE OU Chat du BENGALE
  • Espèces Hybrides : Chat-Léopard du BENGAL OU Chat du BENGAL

Pour les espèces hybrides le E de BENGALE a volontairement été retiré et possiblement dans le but de créer une confusion évidente dans l’esprit des profanes et/ou des autorités.

B – LE CHAT DU BENGAL :

Les chats du Bengal sont le résultat d’un croisement entre le chat domestique (Felis catus) et le chat de Chine (également connu sous le nom de Chat-Léopard du Bengale ’’sauvage’’ – Prionailurus bengalensis).

Les différentes générations d’hybrides se dénomment par la lettre F (Filiale), suivie d’un chiffre, tels que F1, F2, F3, F4 etc. qui sont des termes utilisés pour décrire les différents niveaux de filiation entre les Chats du Bengal et le Chat-Léopard du Bengale.

  • Génération F1 : Les Chats du Bengal de première génération (F1) ont un parent Chat-Léopard du Bengale sauvage (Prionailurus bengalensis) et un parent Chat domestique (Felis catus). Ils ont généralement un héritage génétique équilibré, ce qui signifie qu’ils sont à moitié Chat-Léopard du Bengale sauvage et à moitié Chat domestique. Les F1 peuvent avoir une apparence plus proche des Chats-Léopards du Bengale, avec des marques distinctes, un pelage sauvage, de grandes oreilles et une musculature puissante. Leur comportement peut également montrer des caractéristiques plus sauvages, comme une grande énergie et une grande activité. Animal sauvage réglementé !
  • Génération F2 : Les Chats du Bengal de deuxième génération (F2) ont un parent F1 (Prionailurus bengalensis X Felis catus) et un parent Chat domestique (Felis catus). Ils ont généralement 25 % de sang de Chat-Léopard du Bengale sauvage. Les F2 ont tendance à avoir une apparence légèrement moins sauvage que les F1, mais ils peuvent encore avoir des marques distinctes et des traits physiques rappelant leurs ancêtres sauvages. Leur comportement peut être très instable. Animal sauvage réglementé !
  • Génération F3 : Les Chats du Bengal de troisième génération (F3) ont un parent F2 et un parent chat domestique. Ils ont généralement environ 12,5 % de sang de Chat-Léopard du Bengale sauvage. Les F3 ont une apparence plus proche des chats domestiques, bien qu’ils puissent conserver certaines caractéristiques du chat du Bengal, comme un pelage brillant et des motifs distinctifs. Leur comportement peut être assez instable et ils sont généralement assez actifs. Animal sauvage réglementé !
  • Génération F4 : Les Chats du Bengal de quatrième génération (F4) ont un parent F3 et un parent chat domestique. Ils ont généralement environ 6,25 % de sang de Chat-Léopard du Bengale sauvage. À ce stade, les F4 ressemblent généralement beaucoup plus à des chats domestiques, tant en termes d’apparence que de comportement. Les marques distinctives du chat du Bengal peuvent être moins prononcées, bien qu’il puisse y avoir encore quelques signes visibles de l’influence du Chat-Léopard du Bengale. Animal sauvage réglementé !

 

*Il est important de noter que ces descriptions sont basées sur des généralisations et qu’il peut y avoir des variations individuelles. Les différences entre les générations peuvent être subtiles, et certains traits spécifiques du serval peuvent se manifester de manière différente chez chaque chat du Bengal, quel que soit son niveau de génération.

Comme pour tout animal génétiquement modifié par l’homme, il est essentiel de prendre en compte, en dehors de problèmes de santé souvent fragiles, une très probable instabilité psychologique. De nombreux cas d’hybrides montrent des changements soudains, passant d’un comportement apaisé à celui d’un véritable prédateur en une fraction de seconde.

Réglementation Concernant les Chats Hybrides (F1 à F4), leurs Statuts Juridiques et leurs acquisitions :

Jusqu’à la génération F4 incluse, les chats hybrides sont considérés comme des animaux d’espèces NON domestiques.

Tout comme leurs congénères sauvages, ces hybrides de générations F1, F2, F3 et F4 sont réglementés en vertu de la Convention de Washington (CITES). Leurs statuts juridiques sont les suivants :

  • Annexe B (Règ. UE 338/97) ;
  • Annexe II (CITES).

Il est essentiel de ne pas ignorer ces statuts juridiques, car ils entraînent des protections et des contrôles accrus pour ces animaux !

Il est d’ailleurs à noter que ces animaux ont les mêmes statuts juridiques que d’autres espèces de félidés, tels que :

  • Le Lion d’Afrique ;
  • Le Puma ;
  • Le Serval ;
  • Le Caracal ;
  • Le Chat-Léopard du Bengale ;
  • Le Chat Manul ;
  • Le Lynx du Canada ;
  • Le Lynx d’Espagne ;
  • Et de nombreuses autres espèces…

En France, la détention de ces souches hybrides est soumise à l’obtention d’un Certificat de Capacité (CDC) ainsi qu’à une Autorisation d’Ouverture d’Établissement (AOE) !

Pour toute acquisition légale d’un chat hybride de générations F1 à F4 (faune sauvage) destiné à être détenu en France, voici les étapes à suivre :

Acquisition en France :

  • 1. Être titulaire d’un CDC ainsi que d’une AOE.
  • 2. Effectuez une déclaration préalable auprès des bureaux CITES de la DREAL de la région de départ et de celle de destination.
  • 3. Disposez d’une facture ou d’une cession officielle de l’animal, émanant d’un professionnel autorisé.
  • 4. Assurez-vous que l’animal est identifié conformément à la réglementation sur la faune sauvage.
  • 5. Disposez des copies du CDC et de l’AOE du cédant.
  • 6. Exigez du vendeur une attestation vétérinaire de bonne santé et d’aptitude au transport ainsi que de l’historique des soins, vaccinations, vermifugations…
  • 7. Si vous prévoyez de transporter l’animal vous-même, vous devrez être titulaire de l’habilitation de convoyeur d’animaux vivants.
  • 8. Pour les voyages de moins de 8 heures, vous devrez être titulaire d’une Autorisation de Transporteur de Type 1, ou une Autorisation de Transporteur de Type 2 pour les voyages de plus de 8 heures. Dans ce dernier cas, veillez également à disposer d’un agrément de véhicule.

OU faites appel à un transporteur agréé qui devra vous fournir la copie de ces autorisations.

Acquisition dans un pays de l’U.E :

  • 1. Être titulaire d’un CDC ainsi que d’une AOE.
  • 2. Effectuez une déclaration préalable auprès des bureaux CITES du pays de départ et de la DREAL de la région de destination.
  • 3. Disposez d’une facture ou d’une cession officielle de l’animal, émanant d’un professionnel autorisé.
  • 4. Assurez-vous que l’animal est identifié conformément à la réglementation faune sauvage en France.
  • 5. Exigez du vendeur qu’il vous fournisse un Certificat TRACES (certificat sanitaire officiel).
  • 6. Exigez du vendeur une attestation vétérinaire de bonne santé et d’aptitude au transport ainsi que de l’historique des soins, vaccinations, vermifugations…
  • 7. Disposez des copies des autorisations de détention du cédant dans son pays.
  • 8. Si vous prévoyez de transporter l’animal vous-même, obtenez une habilitation de convoyeur d’animaux vivants. Sinon, faites appel à un transporteur agréé.
  • 9. Pour les voyages de moins de 8 heures, assurez-vous d’avoir une Autorisation de Transporteur de Type 1, ou une Autorisation de Transporteur de Type 2 pour les voyages de plus de 8 heures. Dans ce dernier cas, veillez également à disposer d’un agrément de véhicule.

OU faites appel à un transporteur agréé qui devra vous fournir la copie de ces autorisations.

Acquisition depuis un pays Hors de l’UE :

  • 1. Être titulaire d’un CDC ainsi que d’une AOE.
  • 2. Le cédant devra obtenir et vous fournir un permis CITES d’Exportation du bureau CITES de son pays.
  • 3. Obtenez un permis CITES d’Importation auprès du bureau CITES de la DREAL de votre région en France.
  • 4. Faire valider les transits douaniers à chaque passage de frontière en utilisant la fiche de traçabilité CITES qui accompagne le permis d’Exportation.
  • 5. Acquittez-vous des taxes douanières aux passages des frontières.
  • 6. Acquittez-vous des taxes douanières aux passages des frontières.
  • 7. Fournissez une facture ou une cession officielle de l’animal, émanant d’un professionnel autorisé.
  • 8. Assurez-vous que l’animal est identifié conformément à la réglementation la faune sauvage en France. Si ce n’est pas le cas, prenez RDV chez un vétérinaire pour faire remplacer son identification.
  • 9. Exigez du vendeur qu’il vous fournisse un Certificat TRACES (certificat sanitaire officiel).
  • 10. Exigez du vendeur une attestation vétérinaire de bonne santé et d’aptitude au transport ainsi que de l’historique des soins, vaccinations, vermifugations…
  • 11. Disposez des copies des autorisations de détention du cédant dans son pays.
  • 12. Si vous prévoyez de transporter l’animal vous-même, obtenez une habilitation de convoyeur d’animaux vivants. Sinon, faites appel à un transporteur agréé.
  • 13. Pour les voyages de moins de 8 heures, assurez-vous d’avoir une Autorisation de Transporteur de Type 1, ou une Autorisation de Transporteur de Type 2 pour les voyages de plus de 8 heures. Dans ce dernier cas, veillez également à disposer d’un agrément de véhicule.

OU faites appel à un transporteur agréé qui devra vous fournir la copie de ces autorisations

Il est essentiel de noter que les chats hybrides F1 à F4 ne peuvent pas être enregistrés au fichier national des identifications pour la faune sauvage (IFAP).

À partir de la 5ème génération (F5) et UNIQUEMENT à partir de cette génération, les hybrides nés de parents F4 X Chat Domestique (avec moins de 3% de sang de Chat-Léopard) sont considérés comme domestiques ! Cette règle s’applique à TOUS les chats hybrides mentionnés au chapitre G (Savannah, Caracat…).

À lire ci-dessous : TOUT COMPRENDRE !!

C – ANIMAL DOMESTIQUE :

Un animal domestique est un animal appartenant à une espèce ayant subi des modifications, par sélection, de la part de l’homme. C’est un animal qui, élevé de génération en génération sous la surveillance de l’homme, a évolué de façon à constituer une espèce, ou une race, différente de la forme sauvage primitive dont il est issu.

Une espèce domestique est une espèce dont tous les représentants appartiennent à des populations animales sélectionnées ou sont issus de parents appartenant à des populations animales sélectionnées.

Les animaux domestiques sont listés par l’Arrêté Ministériel du 11 août 2006 – Fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques (JORF du 07/10/2006).

Un animal domestique est un animal qui a été élevé, apprivoisé ou adapté pour vivre aux côtés des humains dans un environnement domestique. Ces animaux ont développé, au fil du temps, une certaine dépendance vis-à-vis de l’homme et ont été sélectionnés en fonction de caractéristiques qui les rendent adaptés à la cohabitation avec les êtres humains.

Les exemples courants d’animaux domestiques comprennent :

Les chiens de l’espèce Canis lupus familiaris Uniquement les races pures OU croisements/hybrides de Canis lupus familiaris…

Les chats de l’espèce Felis catus – Uniquement les races pures OU croisements de Felis catus…

  • Les poissons d’aquarium (espèces listées uniquement) ;
  • Certains oiseaux (espèces listées uniquement) ;
  • Certains rongeurs et Lagomorphes (espèces listées uniquement) ;
  • Certains équidés (chevaux, ânes – espèces listées uniquement) ;
  • Autres espèces diverses (espèces listées uniquement).

Depuis fin 2020, une liste positive reprend les espèces qu’il est possible de détenir comme animaux dit de compagnie pour un particulier ou dans un élevage d’agrément. En d’autres termes, toutes les espèces qui ne sont pas inscrites sur cette liste sont interdites de détention pour un particulier, et ces derniers ne pourront pas faire de commerce de ces animaux interdits.

Les critères qui permettent la rédaction de cette liste positive sont les suivants :

  • 1. Présenter un risque sanitaire potentiel ou un danger réel pour les personnes : Les espèces qui peuvent être dangereuses pour la santé ou la sécurité des humains ne seront pas autorisées comme animaux de compagnie. Cela vise à protéger la sécurité du public et à éviter les risques liés à la détention de certaines espèces sauvages.
  • 2. Ne pas être en voie de disparition dans leur habitat naturel : Les espèces menacées ou en danger d’extinction dans leur milieu naturel ne seront pas autorisées comme animaux de compagnie. Cette mesure vise à contribuer à la conservation de ces espèces dans la nature.
  • 3. Ne pas constituer un risque pour les écosystèmes en cas d’évasion ou de relâché : Les espèces qui pourraient avoir un impact négatif sur les écosystèmes locaux en cas d’évasion ou de libération ne seront pas autorisées comme animaux de compagnie. Cela vise à prévenir toute introduction non contrôlée d’espèces exotiques pouvant perturber l’équilibre écologique.

La liste positive est révisée périodiquement par un comité d’experts. Des espèces peuvent être ajoutées ou retirées de la liste en fonction des évaluations scientifiques et des données disponibles. La liste positive est donc évolutive, mais toute modification sera basée sur des preuves scientifiques solides pour assurer la protection des personnes et de l’environnement.

D – ANIMAL D’ESPÈCE NON DOMESTIQUE :

Un animal d’espèce NON domestique (ou animal sauvage) est un animal appartenant à une espèce qui n’a pas subi de modification par sélection de la part de l’homme. Tout animal ne figurant pas dans la liste des animaux domestiques fixée par l’Arrêté Ministériel du 11 août 2006 – Fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques (JORF du 07/10/2006), est un animal sauvage.

Contrairement aux animaux domestiques, les animaux d’espèces non domestiques ne sont pas adaptés à la cohabitation avec les humains et peuvent présenter des comportements et des instincts sauvages qui les rendent imprévisibles et potentiellement dangereux pour l’homme. En raison de leur nature sauvage, la détention d’animaux d’espèces non domestiques peut soulever des problèmes de sécurité, de bien-être animal et de conservation.

Dans de nombreux pays, la possession d’animaux d’espèces non domestiques est réglementée ou interdite en raison des risques potentiels associés. Certaines espèces sauvages peuvent être protégées par des lois pour préserver leur survie et éviter le commerce illégal d’animaux sauvages.

La possibilité de détention d’un ou plusieurs individus d’animaux d’espèces non domestiques ainsi que les obligations en termes réglementaire, juridiques et administratifs sont édictées par l’Arrêté Ministériel du 08 octobre 2018 Fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques. Cet arrêté a remplacé l’Arrêté Ministériel du 10.08.2004.

Cet arrêté vise à réglementer la détention d’animaux d’espèces non domestiques afin de prévenir les risques pour la sécurité publique, le bien-être animal et la conservation des espèces sauvages. La liste des espèces concernées et les conditions de détention sont spécifiées dans cet arrêté.

Les propriétaires ou détenteurs d’animaux d’espèces non domestiques doivent se conformer à ces règles générales énoncées dans l’arrêté. Cela peut inclure l’obligation de détenir un certificat de capacité spécifique, d’obtenir des autorisations administratives pour la détention de certaines espèces, de respecter des normes de sécurité pour les installations, et de fournir des soins appropriés aux animaux.

La liste des espèces autorisées à la détention peut varier selon les pays et les régions, car les législations peuvent différer. En général, la détention d’animaux d’espèces non domestiques est réglementée de manière stricte pour protéger à la fois les animaux eux-mêmes et le public.

Il est donc essentiel pour les propriétaires ou les personnes intéressées par la détention d’animaux d’espèces non domestiques de se renseigner sur la législation en vigueur dans leur pays et de se conformer aux obligations légales pour éviter tout problème juridique ou administratif. La détention de ces animaux exige une responsabilité accrue et doit être réalisée dans le respect du bien-être animal et de la préservation de la biodiversité.

E – ANIMAL DE COMPAGNIE VS ANIMAL APPRIVOISÉ :

Publié le 10 décembre 2021, la loi n°2021-1539 prévoit que parmi les animaux d’espèces non domestiques, seuls les animaux relevant d’espèces figurant sur une liste fixée par arrêté peuvent être détenus comme animaux de compagnie ou dans le cadre d’élevages d’agrément.

Un animal de compagnie est un animal détenu ou destiné à être détenu par l’homme pour son agrément. Ce n’est pas nécessairement un animal domestique, ni même nécessairement un animal apprivoisé. Un animal de compagnie peut être un animal domestique, un animal apprivoisé ou même un animal d’espèce non domestique si cela est autorisé par la loi et réglementé par l’arrêté ministériel.

F – HYBRIDE :

Sur le plan génétique, un animal hybride est le résultat du croisement de différentes lignées, espèces ou sous-espèces distinctes. Ces croisements peuvent se produire dans la nature de manière spontanée lorsque des populations distinctes se rencontrent et se reproduisent, ou ils peuvent être intentionnellement créés en élevage ou en agriculture.

Lorsqu’un animal hybride est formé, il hérite d’une combinaison de gènes provenant de chaque parent, qui peuvent présenter des différences génétiques significatives. Cela peut entraîner des caractéristiques physiques, comportementales et physiologiques uniques chez l’hybride, distinctes de celles de ses parents.

Il est essentiel de noter que, bien que les animaux hybrides soient le résultat de croisements entre différentes lignées, ils ne sont pas toujours viables ou féconds. Certains croisements peuvent produire des individus stériles ou présentant des problèmes de santé, ce qui limite leur capacité à se reproduire ou à survivre dans la nature. D’un autre côté, certains hybrides peuvent être viables et féconds, donnant ainsi naissance à de nouvelles populations potentiellement adaptées à des environnements spécifiques.

Les croisements d’espèces ou de sous-espèces pour créer des hybrides peuvent être réalisés pour diverses raisons, telles que l’amélioration génétique du bétail ou des plantes ou encore par curiosité scientifique (études diverses en laboratoires par exemple), mais aussi la création, par des éleveurs commerciaux, de nouvelles ’’races’’ d’animaux domestiques OU Non Domestiques OU hybrides).

Il est cependant important de prendre en considération les implications éthiques, environnementales et de conservation associées à ces croisements, notamment pour éviter toute perturbation des écosystèmes naturels ou la disparition d’espèces sauvages indigènes et exotiques.

Notons d’ailleurs que dans le cadre de la conservation et de la gestion des espèces sauvages, les zoos et les établissements similaires ont pour objectif de préserver les souches pures des espèces plutôt que de présenter des animaux hybrides au public… Ceci d’une part parce que les parcs zoologiques jouent un rôle essentiel dans la conservation des espèces en danger ou menacées en participant, pour beaucoup, à des programmes d’élevage en captivité (programmes EEP), dans le but de maintenir et augmenter les populations des espèces rares et en voie de disparition. L’objectif principal est de préserver la diversité génétique des populations, voire de pouvoir réintroduire ces animaux dans leur habitat naturel lorsque cela est possible.

L’introduction d’individus hybrides dans ces programmes pourrait entraîner une perte de la pureté génétique des populations, ce qui peut nuire aux efforts de conservation. Les hybrides ne sont généralement pas utilisés dans les programmes de réintroduction, car leur présence pourrait influencer négativement l’équilibre génétique des populations sauvages.

Même s’il est important de noter qu’il existe des cas où des hybrides peuvent être trouvés dans les zoos ou d’autres établissements similaires, certains d’entre eux sont le résultat de croisements naturels entre espèces proches ou peuvent être issus d’histoires évolutives complexes. Dans ces situations, les institutions s’efforcent de maintenir la clarté et l’éducation sur la présence d’hybrides pour ne pas induire le public en erreur.

À l’inverse, la présentation d’espèces hybrides créées par l’homme pourrait être trompeuse pour le public et ne contribuerait pas à sensibiliser sur la diversité et l’importance de la préservation des espèces dans leur forme naturelle.

Il est important de comprendre que l’hybridation entre souches sauvages et domestiques, réalisée par l’homme dans le cadre de l’élevage ou de la détention, peut être motivée par la recherche de rareté ou d’attrait commercial pour certains profanes, ce qui peut conduire à des profits financiers importants.

Cependant, cette pratique soulève des questions importantes tant du point de vue de la réglementation que du bien-être animal.

Dans de nombreux cas et durant des années, il n’existait pas de réglementation spécifique pour la détention d’animaux résultant d’hybridations entre espèces sauvages et domestiques, ce qui a ouvert la voie à des pratiques contestables. Le bien-être animal peut être gravement compromis, car certains éleveurs peu scrupuleux peuvent utiliser des méthodes inappropriées ou peu orthodoxes pour obtenir les résultats souhaités.

Ces pratiques peuvent inclure des procédures d’accouplement forcées ou des conditions de vie inadaptées pour les reproducteurs, entraînant des souffrances et même des décès pour les animaux impliqués.

En outre, l’hybridation entre souches sauvages et domestiques d’individus de différentes origines génétiques peut perturber l’équilibre génétique des populations et potentiellement entraîner la dilution ou la perte de caractéristiques génétiques adaptatives.

D’autre part, en raison d’un vide juridique jusqu’en 2018, la création d’individus hybrides a littéralement proliféré, permettant à des « éleveurs » peu scrupuleux de persuader un grand nombre de personnes d’acquérir des animaux « sauvages » à des tarifs exorbitants. Ils prétendaient qu’il n’était pas nécessaire d’obtenir le Certificat de Capacité et l’Autorisation d’Ouverture d’établissement. Tout cela se faisait en évitant d’aborder la problématique du comportement réactionnel et instable de ces individus, qui peuvent devenir extrêmement dangereux pour l’homme, en particulier pour les enfants.

Les cas où des hybrides avaient pour habitude de dormir au pied du lit de leur propriétaire et qui, en pleine nuit, se réveillent et lacèrent le visage de leurs maîtres, sont malheureusement fréquents.

Ces pratiques ont posé de sérieux problèmes de sécurité pour les propriétaires et pour la société en général. Les animaux hybrides issus de croisements entre des espèces sauvages et domestiques peuvent présenter des comportements imprévisibles et des instincts de chasseurs, ce qui les rend potentiellement dangereux pour les humains et pour eux-mêmes.

Bien évidemment, au vu de ’’l’obscurité de la réalité’’ et pour ne pas faire reculer les potentiels acquéreurs, ces faits ne sont que très peu connus ou publiés.

Concernant les croisements/hybridations entre une espèce domestique et une espèce NON Domestique

Exemples :

Canis lupus familaris (Chien domestique) X Canis lupus (Loup)
= Hybride de 1ère génération (F1) – Considéré NON Domestique !
Statut valable de la 1ère à la 4ème génération incluse (F1 à F4).

Felis catus (Chat domestique) X Prionailurus bengalensis (Chat-Léopard du Bengale)
= Hybride de 1ère génération (F1) – Considéré NON Domestique !
Statut valable de la 1ère à la 4ème génération incluse (F1 à F4).

G – LES DIFFÉRENTES ’’RACES’’ ISSUES D’HYBRIDATION :

Ces dernières années, de nombreuses ’’races’’ hybrides de chiens et de chats ont été développées, et certaines d’entre elles sont devenues très populaires auprès des amateurs de chats exotiques.

Voici une brève présentation de cinq ’’races hybrides’’ de chats, dont le Bengal, qui est l’une des races les plus connues :

  • Chat du Bengal : Le Bengal est issu du croisement entre un chat-léopard du Bengale (Prionailurus bengalensis) et un chat domestique (Felis catus). Ces chats sont très appréciés pour leur aspect exotique, notamment leur pelage tacheté qui ressemble à celui du léopard.
  • Savannah : Le Savannah est un mélange entre le serval africain (Leptailurus serval) et le chat domestique (Felis catus). Cette race est la plus grande de toutes les races de chats hybrides actuellement reconnues, et elle peut avoir des motifs tachetés similaires à ceux du guépard.
  • Chausie : Le Chausie est issu du croisement entre le Chaus égyptien (Felis chaus) et le chat domestique (Felis catus). Bien qu’il n’ait pas de motif particulier, il présente des caractéristiques exotiques telles que des touffes de poils sur les oreilles, rappelant celles d’un lynx.
  • Caracat : Le Caracat est un hybride entre un caracal (Caracal caracal) et un chat domestique(Felis catus). Ces chats sont le résultat de croisements réalisés par des éleveurs pour obtenir des caractéristiques exotiques associées au caracal.

En plus de ces races, d’autres hybrides ont également été créés, tels que :

  • Le Kanaani (Chat sauvage d’Afrique – Felis silvestris lybica X Chat domestique – Felis catus).
  • Le Safari (Chat de Geoffroy –Leopardus geoffroyi X Chat domestique – Felis catus).
  • Le Bristol (Margay – Leopardus wiedii X Chat domestique – Felis catus)
  • Le Viverral (Chat Pêcheur (Viverrin) – Prionailurus viverrinus X Chat domestique – Felis catus).
  • Le Tilaran (Chat-Tigre (Oncille) – Leopardus tigrinus X Chat domestique – Felis catus).

Pour tous ces exemples, les hybrides de la génération F1 à F4 INCLUS

Sont considérés comme des animaux sauvages !

*Il est important de noter que le développement de ces ’’races’’ hybrides suscite parfois des débats concernant leur bien-être et leur impact sur la conservation des espèces sauvages. Certains pays ont des réglementations strictes et notamment des interdictions absolues concernant l’élevage et la possession de ces chats hybrides, dans le but de prévenir des problèmes potentiels associés à leur existence et notamment à la sécurité des tiers.

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